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FRÈRE SAMUEL

Le Père Samuel a rejoint la Congrégation des Frères de Saint-Jean en 1982 à l’âge de 20 ans. Il est ordonné prêtre en 1988.

Samuel ROUVILLOIS est enseignant en philosophie et en théologie auprès de l’école Saint-Jean et délégué pour le monde de la culture auprès du diocièse d’Avignon.

Expert auprès du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) et de l’Association Progrès du Management (APM), il est membre de l’Aspen Institute et intervient au MEDEF et à HEC. Il accompagne également le club e-réflexion dans ses travaux sur le thème d’une «économie à finalité humaine ».

Le Père Samuel travaille également avec de nombreuses entreprises (Ernst & Young, MAAF, FFB, Michelin, Vinci, Ugitech, …), avec ceux et celles qu’il considère comme des acteurs majeurs de notre vie sociale, économique et politique. Il les aide à approfondir leurs réflexions sur la place de l’homme dans le monde de l’entreprise, ainsi que sur le monde contemporain, ses enjeux, ses risques, ses richesses.

Ce monde de l’entreprise offre aujourd’hui l’occasion d’entendre la nouvelle génération qui ne se réfère plus, comme ses ainés, à des valeurs familiales ou sociales pour prendre ses décisions, mais tente de partir de sa propre expérience. Le Père Samuel cherche dans les séminaires d’entreprises auxquels il participe à encourager le dialogue et à favoriser le partage des expériences.

Ses recherches attentives aux enjeux contemporains ren­contrent fréquemment les questions relatives au corps et à la vul­né­rabi­lité de la personne humaine.

Interview de Samuel ROUVILLOIS (Octobre 2005)

– A quoi ça sert de passer des heures à essayer de convaincre sur l’Eglise, le Dogme et à auto-justifier le catholicisme romain ?
Je ne crois pas convaincre grand monde. Pour moi les conférences de Samarie, c’est plutôt un temps avec d’autres qui cherchent à découvrir la foi, l’Evangile et l’homme, en dehors des idées toutes faites. Personnellement, je le vis comme un renouvellement en me réinterrogeant sur ce qui fait ma vocation.

– Et c’est quoi votre vocation ?
Essayer de vivre l’Evangile au sein de l’Eglise avec mes frères de la Communauté Saint Jean. Concrètement ma communuaté de vie, mon prieuré, c’est Saint Jodard : la maison du Noviciat. Là, nous sommes 80 frères – de plus de 20 pays différents – dont la plupart sont en formation, et je m’occupe de leurs études surtout de philosophie et un peu de théologie.

– La philosophie, est-ce que c’est très catholique, ça ?
Si c’est l’exercice de mieux comprendre qui je suis, ce qu’est la personne humaine, qu’elle est sa finalité, alors c’est catholique : Jésus ne cesse de nous provoquer à la réflexion là-dessus. Et l’Eglise aime que ses enfants s’interrogent humainement avec humilité, mais aussi avec courage, pour être plus « éveillés » vis-à-vis de la Révélation, de la Parole de Dieu, du Mystère du Christ.

 Donc vous cherchez à convertir au catholicisme ou à faire revenir dans le « droit chemin » ?
Non, parce qu’on peut être humain sans être chrétien et chrétien sans être catholique. J’essaye plutôt d’inviter à la ré-interrogation à l’égard de notre vie humaine et de notre foi pour ceux qui sont croyants.

– Et le vedettariat, ça ne vous menace pas ?
Surement, cela me menace comme toute personne qui parle en public. Mais s’interroger jusqu’où on ne sait plus, ce n’est pas très valorisant. On est plutôt un peu perdu. Et puis la vie familiale fraternelle, ça ramène au réel : on est des pauvres types sauvés qui apprennent à s’aimer les uns les autres comme Il nous a aimés.